Saison 1, épisode 1: Naissance et enfance. La transmission de la foi

Témoignage en audio sur podcloud et en vidéo sur Youtube

Dans ce premier épisode, je vous ai parlé de mon enfance. C’est à ce moment-là que j’ai eu un premier contact avec le Christ. Comme je vous l’ai dit, cette première rencontre s’est faite grâce aux témoignages en acte de ma mère et celui de mes profs de religion qui eux m’ont parlé de Jésus-Christ.

Le Seigneur agit, laissez le faire

En effet, comme le dit St Paul « la foi sans les actes est morte ». Dans mon cas, les actes et les paroles ont été donnés par deux voix différentes. Comme quoi notre Seigneur passe par tous les moyens dans la vie des hommes sans pour autant les forcer. Il faut être conscient qu’on ne peut pas donner ce que l’on n’a pas reçu. De ce fait, nous sommes tous confrontés à nos limites.

Le plus important de tout, c’est le travail de la grâce dans le cœur d’un enfant. Nous voulons trop souvent mettre le Seigneur à notre service. Respectons son travail, et portons dans la prière les générations futures, les enfants et les petits-enfants.

Le Seigneur nous a tous voulu libres, les enfants aussi

J’entends souvent des parents ou des grands-parents qui regrettent que les plus jeunes dans leur famille n’aient pas la foi. Il faut répondre qu’avoir la foi c’est avant tout une rencontre personnelle avec le Christ. Nous pouvons la favoriser, mais nous ne pouvons pas la forcer. Le respect de la liberté est très important. Le cas contraire engendrerait ce qu’on peut appeler : « les dégoûter du christianisme ». Il vaut mieux laisser le Seigneur agir selon sa guise car lui, il connaît le fond de notre cœur.

On a trop souvent tendance à se projeter sur eux. Parfois, on aimerait que notre façon de croire soit la leur. N’oublions pas que nous sommes dans une religion de l’incarnation. La foi prend diverses formes. C’est quelque chose qu’il faut respecter. La foi n’est pas un bloc de granit, c’est un gant qui s’adapte à la morphologie de chacun.

Il faut être conscient que la transmission ne doit pas reposer sur du vent. Il faut être vrai dans sa façon de vivre sa foi. C’est souvent le seul témoignage qui tient la route quand l’enfant refuse la démarche de foi. Sinon, c’est un contre-témoignage.

Un climat favorable

Le premier point important pour créer les circonstances favorables à la naissance de la foi c’est bien sur l’amour. Montrer à quel point il est bon d’aimer et que ça fait du bien. L’enfant qui a été aimé possède ainsi un trésor et une force qui lui serviront toute sa vie. De plus, il est ainsi encouragé à exercer cette vocation universelle de l’amour. Rappelons-nous que le Seigneur Jésus lui-même nous a dit que l’accomplissement parfait de la loi c’est l’amour. Cette vocation universelle est certainement la plus importante de toutes.

S’attacher à la personne du Christ dans la simplicité.

Le deuxième point passe par l’Évangile et la personne de Jésus-Christ. On ne peut pas aimer quelqu’un que l’on ne connaît pas. Il est un personnage réel et non de fiction. Il est utile que les enfants le comprennent.

S’il est important de connaître sa foi, nous ne sommes pas tous destinés à être de grands théologiens. Le témoignage dans la simplicité parle beaucoup plus qu’un discours théologique. Dans mon cas personnel, le simple fait d’allumer une bougie à l’église, lorsque j’étais enfant, m’a énormément marqué. Je dois même dire, qu’à l’époque, ça ressemblait plus à un jeu. Mais le plus important, c’est que j’y prenais du plaisir. Ce sont souvent ces petits gestes qui sont les plus efficaces dans la transmission de la foi. Il en existe une multitude que l’on peut mettre en application, chacun pourra trouver le sien.

Il est clair que la transmission de la foi pour les enfants passe par la sensibilité. L’enfant lui-même sera touché par bien des choses différentes. Ce sont les canaux par lesquels la foi peut passer. Cependant, il s’agit encore une fois de respecter sa liberté et que ça lui fasse plaisir.

Dans mon témoignage, je vous ai parlé de mes profs de religion qui nous parlaient de Jésus-Christ avec une extrême simplicité. L’Évangile prit au ras des pâquerettes, en mettant l’accent sur la gentillesse, la bonté et l’amour produisent plus d’effets que tout autre chose dans le cœur d’un enfant. Les notions telles que « Jésus nous sauve », et bien d’autres leur passent bien au-dessus de la tête. Le plus important de cette démarche est de leur faire connaître qui est Jésus-Christ et non la transmission d’un savoir ou d’une connaissance.

On recherche bien souvent dans le domaine de la catéchèse des méthodes parfois trop compliquées et l’on se demande pourquoi les enfants ne reviennent pas à l’église une fois l’initiation chrétienne terminée. Je crois que l’on devrait revenir à l’Évangile. Simplement le lire avec eux, échanger sur ce qu’ils ont perçu (ou à partir de questions).

Le meilleur savoir qu’on puisse leur transmettre c’est celui d’aimer chercher la vérité car celui qui avance vers la vérité, quelle que soit sa religion ou sa façon de croire avance vers Dieu.

Conclusion

Vous l’aurez compris, tout ce que je viens de vous partager n’est pas une recette miracle. Et nous pouvons avoir le désir de transmettre la foi. Il est logique de vouloir donner ce qu’on a de plus beau dans sa vie. Le plus important, c’est de ne pas prendre ses désirs pour la réalité.

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