Saison 1, épisode huit : le plus beau jour de ma vie. Prêtre, un homme comme les autres ?

Mon témoignage: Podcast et Youtube

Tantôt, il est en quelque sorte la vedette locale. Parfois, il devient l’ennemi quand il remet les pendules à l’heure. L’image que l’on a du prêtre peut varier d’une personne à l’autre et surtout d’un moment à l’autre. Le décalage entre l’image et la réalité provoque chez les paroissiens de vifs émois. Mais, c’est aussi le cas pour le prêtre qui reste avant tout un homme. Regardons ça de plus près…

Un homme avec son histoire et sa façon d’être.

Vous pouvez prendre tous les prêtres de la terre, il n’en existe pas deux identiques. Traditionnel, charismatique ou tradismatique (mix entre le traditionalisme et le charismatique), il faut avant tout être conscient qu’à la base, il est un homme comme les autres. Le prêtre est avant tout un baptisé qui dans son histoire a fait l’objet d’un appel. On ne nait pas prêtre, on le devient.

Prenons un exemple : lorsqu’un menuisier décide de sculpter une table, dans son imagination, il a déjà une image de la table. Après cela, il va devoir choisir le bois adéquat pour réaliser son oeuvre. Table en chêne sculpté pour orner l’intérieur luxueux d’un château, table purement fonctionnelle pour le grand public, ça reste toujours la même utilisation mais dans des milieux différents. C’est pareil avec Dieu lorsqu’il appelle quelqu’un au sacerdoce. Il y a l’image qui est le projet de Dieu sur l’appelé et la matière première qui est le poids de son vécu. Le prêtre vivra son ministère avec tout le poids de son vécu. On peut apprécier, on peut parfois moins apprécier. Mais si le Seigneur a décidé d’en faire l’un de ses ministres, c’est qu’Il savait ce qu’il faisait. C’est aussi qu’Il avait un plan pour lui. Le reste est une affaire de discernement : quel ministère, quelle mission, c’est bien souvent à découvrir avec l’exercice du ministère lui-même mais aussi avec les talents particuliers que son vécu lui aura procurés.

L’homme partagé entre vie publique et privée.

La frontière n’est pas évidente à trouver. Par moments, le prêtre occupe une place centrale visible de tous. Il n’est pas le seul dans ce cas. Sa personne et sa vie sont souvent exposés et scrutés par les autres. Même dans la sphère privée, lorsqu’il est dans son presbytère, des personnes se présentent à lui pour diverses demandes. On aime d’un prêtre qu’il soit disponible. En effet, il doit l’être. Le danger qu’il encourt, c’est une division dans son unité de vie.

Dans l’évangile selon St Marc, on peut lire :  » Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. » (Mc 6, 31). Il est absolument nécessaire de tenir cet espace privé. Jeune prêtre, on pourrait avoir ce désir de réussir à tout faire. On dit souvent : « le prêtre, un autre Christ ». Expression dangereuse voire mortelle pour la vie sacerdotale. Savoir dire non est un acte de liberté essentiel. C’est même le premier acte de liberté que l’être humain peut poser. Il n’y a qu’un seul Jésus digne de ce nom. Le prêtre ne fait que le suivre. Il est un homme disponible, mais qui a besoin de temps pour lui. Celui qui se donne mal, ne se donne pas longtemps. Le lieu privé qui est physique, spirituel et temporel (au niveau de l’horaire) est essentiel pour être bien dans sa tête et dans son coeur.

Celui qui n’est pas seul…

C’est une image d’Eglise d’autrefois. Le prêtre dans son église, seul, faisant tout sans avoir besoin de personne ou de très peu de monde. Aujourd’hui, se conforter dans cette image est une erreur. La place et le rôle du prêtre a énormément changé. Il se situe au carrefour de l’humanité. Beaucoup de personnes en souffrance physique, morale ou spirituelle se présentent à lui. Un prêtre a forcément des connaissances particulières, mais il n’est pas spécialiste de tout. Un ministère réussi, c’est avant tout celui qui s’entoure d’autres personnes et surtout de laïcs qui l’assistent dans son ministère. Il y a des trésors de talents parmi les laïcs qui sont des chances pour l’Eglise. Le prêtre n’est pas seul, il travaille avec ses frères. Tout ministère est une collaboration à celui du Christ.

Celui qui rend présent le Christ

Le prêtre n’est pas une superstar. Il est avant tout un serviteur qui s’efface devant son maître. C’est bien là son rôle principal. Rendre le Christ présent dans tout ce qu’il fait. Le prêtre est celui qui, plus que jamais, doit favoriser l’action divine. Il est comme un outil. Lorsqu’on est face un beau tableau, on ne félicite pas le pinceau, mais le peintre. Le prêtre est celui qui renvoie toujours au Christ tout comme Lui-même renvoyait tout à son Père du ciel.

Un grand moment de la vie du prêtre, c’est l’Eucharistie. C’est là qu’il a la possibilité de Le rendre réellement présent. C’est un grand miracle. Il étend les mains sur le pain et le vin en récitant la prière de consécration et Il est là. C’est un grand miracle mais aussi une grande responsabilité pour le prêtre. Sa vie doit être conforme à ce qu’il célèbre, et pourtant il n’est qu’un pauvre homme qui, lui aussi, à le droit à l’erreur et à la chute. Mais un prêtre à la réputation sulfureuse, est grand dommage. Ça démolit l’Eglise et décourage un grand nombre de fidèles. Raison de plus pour avoir les yeux fixés sur le Christ plutôt que sur ses serviteurs

Le prêtre, un homme de prière

C’est bien là le cœur de sa vie, la relation avec le Christ. Cette vie de prière est son lieu source, l’endroit où il reprend des forces. Un prêtre qui ne prie pas risquerait de devenir un fonctionnaire. Celui qui fait son travail contre salaire, le gendarme qui fait respecter les règles ou la doctrine. Le prêtre est avant tout l’homme de l’invisible. Celui qui aime le Christ, qui essaie de mieux le connaitre pour mieux l’aimer et le faire aimer. Si ça passe par l’étude, la lecture de livres spirituels, ça passe aussi par la prière. C’est grâce à cette relation personnelle avec le Seigneur que le ministère lui-même devient source de sa spiritualité.

Conclusion

Être prêtre, ce n’est pas facile tous les jours. Mais en même temps, si le Seigneur nous a appelés à ce beau ministère, c’est pour un plus grand bonheur. C’est une grande joie pour moi de montrer le visage du Christ aux gens, un visage d’amour et de miséricorde. Selon moi, le prêtre qui fait cela, a un ministère complètement réussi. Pour ma part, je garde ce verset biblique en tête où Jésus parle des scribes et des pharisiens : « Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. » C’est ma règle et la seule : ne jamais alourdir le fardeau des personnes que je rencontre et le plus possible, les en soulager.

Plaidoyer pour l’Eucharistie en tant que Présence réelle.

On ne doit pas se le cacher. Face à l’Eucharistie, nous sommes face à un mystère qui nous dépasse. Nos intelligences essaient de comprendre. Mais elle est souvent mal à l’aise, car elle se confronte à une limite. Ce mystère défie notre logique et nos raisonnements.   Les questions sont multiples : comment ce morceau de pain peut-il être Jésus-Christ réellement présent ? Suis-je cannibale lorsque je communie ? Manger Jésus-Christ, il doit avoir mal ? Comment peut-on être sûr que c’est le Christ, visuellement c’est toujours une hostie ? Rester une heure en silence devant un morceau de pain pour l’adoration, n’est-ce pas un peu ridicule ? …. Je vous propose dans cet article d’éclaircir ce grand mystère. Mon but n’est donc pas de juger ceux qui n’y croient pas ni de les convaincre. Nous sommes face à une démarche de foi. Mais on ne peut croire qu’en essayant de satisfaire notre intelligence.

 

Origine spirituelle du sacrement de l’Eucharistie

Tout commence la veille de la Passion. St Marc nous relate ce moment fort : « Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. » (Mc 14, 22-24)

Probablement que les disciples n’ont pas compris sur le coup. Et qui pourrait les condamner ? Nous sommes le jour où les juifs célèbrent leur Pâque. Commémoration de l’agneau immolé lorsque les juifs étaient retenus captifs en Egypte. Le Christ reprend alors cette fête pour lui donner une dimension supplémentaire et ainsi l’amener à sa perfection. Le Christ prend la place de l’agneau sacrifié. Cet agneau, dont le sang était répandu sur les linteaux des portes de la demeure des Hébreux pour protéger les premiers-nés des Hébreux de la mort (Ex 12, 22-23). Le Christ devient celui qui sacrifie sa vie pour protéger son peuple de la mort éternelle. Il anticipe l’heure de la croix où ce sacrifice sera pleinement accompli.

Ce moment était très important pour le Christ. Dans le discours du Pain de vie, le Christ après avoir dit : » Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. » (Jn 6, 53-55). Beaucoup de ceux qui le suivaient le quittèrent ce jour-là le laissant seul avec les douze. Jésus préférait voir tout le monde partir plutôt que de renoncer à un seul mot de ce discours. Cela nous en montre l’importance et la dimension fondamentale de cet enseignement.

Les sacrements ce sont des paroles ou des choses que Jésus a faites. Parfois, il demande à ses disciples de les perpétuer à sa suite. Ainsi nous croyons que le Christ lui-même agit de façon particulière à travers le sacrement en raison de l’infaillibilité de sa parole. Elle est parole de Dieu. Dans le cas de l’Eucharistie, il nous redit : « Faites cela en mémoire de moi. «  (Lc 22,19). Nous sommes bien dans un sacrement qui est ni plus ni moins que celui de sa Présence réelle.

Visuellement, c’est du pain… Réellement, c’est le Fils de Dieu

Voilà la partie la plus compliquée de cet article. Nous devons, pour bien comprendre, revenir à  St Tomas d’Aquin, auteur de la théorie de la transsubstantiation ( et zut c’était trop beau). Lui-même, s’inspire d’un philosophe, Aristote (dommage, cet article était bien parti). Rassurez-vous, je vais faire simple. Dans toute chose qui existe, Aristote distingue deux choses : la substance et les accidents :

  • La substance, c’est ce que les choses sont dans leur être profond.
  • Les accidents, c’est la façon dont elles nous apparaissent (pour faire simple). Par exemple : une chaise dans sa substance reste chaise avec sa fonction, sa raison d’être : permettre aux personnes de s’asseoir. Les accidents, c’est, par exemple, une chaise en bois, en métal, sa couleur (rouge, verte, bleue…), avec 4 pieds ou 3 pieds (chaise design).

Il est clair qu’une chaise, reste une chaise, qu’elle soit verte, bleu, rouge, son design, sa forme…

Dans l’Eucharistie, lorsque le prêtre étend ses mains sur le pain et le vin, il y a changement de substance : l’être profond (la substance) change et devient Jésus (le pain devient son Corps, le vin devient son Sang). Mais les accidents restent celle du pain et du vin. Donc sous l’aspect du pain et du vin, c’est le Christ réellement présent.

Ce qui pose problème et marque la limite de notre intelligence, c’est qu’Aristote nous dit qu’un changement de substance sans changement d’accident est incompréhensible. St Thomas d’Aquin admet lui-même que nous sommes face à une limite au niveau du raisonnement. Mais il admettra que pour le moment il n’y a pas d’autre explication. Ce changement de substance ou transsubstantiation reste le meilleur moyen, intellectuellement, d’expliquer ce grand miracle, faute de mieux. Peut-être, qu’un jour, on trouvera mieux avec la recherche au niveau de la théologie et de la philosophie. Lorsque nous consommons l’hostie consacrée nous attaquons les accidents « pain » et non la substance « Christ » et nous sommes ainsi unis à Lui sans lui manquer de respect (l’hostie étant faite pour cela).

Jésus Eucharistie c’est…

  • Une présence réelle : les papes l’ont tous affirmé (François, Benoit XVI, Saint Jean-Paul II,…). L’Eucharistie n’est pas avant tout une présence symbolique. Le symbole renvoie vers quelque chose d’autre. Comment construit-il l’Eglise si elle n’est que symbolique ? Comment est-il source et sommet de l’Eglise ? En étant une Présence réelle tout simplement. Aucun symbole n’est assez puissant ou fort pour cela. C’est grâce au Christ et à sa Présence réelle et active.
  • L’Eglise : chaque personne, en recevant une hostie consacrée, reçoit le seul et unique Jésus. Comme il est en chacun de ceux qui ont communié, nous sommes tous unis en Lui, grâce à Lui. Il devient notre point commun, notre trait d’union. C’est comme cela qu’en recevant le corps du Christ, nous devenons son Corps, nous devenons Lui, nous devenons son Eglise. C’est pour cela qu’il est profondément injuste (selon moi) d’interdire ou de refuser la communion à quelqu’un. Personne ne peut interdire quelqu’un de vivre cette rencontre.
  • Un mémorial : on ne resacrifie pas le Christ à chaque Eucharistie. On rend présent le moment vécu par le Christ lors de sa crucifixion (et aussi les grâces qui y sont liées). L’unique moment de la croix, vécu il y a deux mille ans, se déroule devant nous maintenant à chaque eucharistie. La distinction entre substance et accident nous permet d’y assister sans être confrontés à une effusion de sang.
  • Revivre le mystère de l’Incarnation : communier à l’hostie consacrée, c’est recevoir Jésus réellement présent dans notre corps. Le mystère de l’Incarnation, c’est vivre une union et une proximité avec Lui sans précédent. Comme celle que la Vierge Marie a vécue pendant neuf mois. Nous, nous la vivons pendant quelques minutes.

Conclusion.

On pourrait encore ajouter pas mal de points à cet article. Sans présence réelle, l’Eucharistie perd tout son sens. Mais il est encore plus dommage que certaines personnes du monde catholique romain enseignent à penser que la présence réelle n’existe pas (parfois même chez les prêtres). Nous avons le devoir, à notre niveau, de nous accrocher à cette vérité sans chercher le conflit. Comme je le dis toujours, nous n’avons pas le devoir d’être d’accord avec tout le monde.

Les citations bibliques sont issues du Site aelf.org

Saison un, épisode sept : Trop gros. Dieu responsable de nos épreuves ?

Mon témoignage: Podcast et Youtube.

Nous connaissons tous cette expression : « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? ». Il est clair que personne n’aime souffrir, nous ne sommes d’ailleurs pas faits pour ça. Bien souvent, nous cherchons un responsable, une origine aux épreuves que nous vivons. Dans bien des cas, Dieu semble la victime toute trouvée. Est-ce vraiment le cas ? Passons-nous notre temps à adorer et prier un Dieu qui, en retour, distribue des épreuves à ses enfants qu’Il prétend aimer ? Je vous propose de réfléchir sur cette thématique.

 

L’autonomie du monde.

Notre monde est régi par des règles, cela est certain. A une époque, et cela est notable dans l’Ancien Testament, des phénomènes tels que les tempêtes, les tremblements de terre ont été relus par nos ancêtres avec les yeux de la foi. Pour eux, c’était clair. Il s’agissait d’un châtiment divin. Les premiers êtres humains avaient d’ailleurs mis au point des rituels, des sacrifices pour s’attirer la faveur de ces divinités. Le travail des sciences a mis au jour et porté à la connaissance de chacun certains « mécanismes » et causes de tels phénomènes. On peut même en prévoir certains tels que les tsunamis. Il est donc logique et évident que ces phénomènes n’ont pas pour origine un dieu qui appuierait sur un bouton pour déclencher une catastrophe. C’est ce qu’on appelle : »l’autonomie du monde ». Notre monde est régi par certaines règles ce qui lui permet d’avancer dans le temps sans une intervention directe de Dieu. Certains phénomènes sont à notre avantage (le cycle de l’eau, la photosynthèse…), d’autres le sont pour notre désavantage.

Causes premières et causes secondes.

Cependant, nous pourrions rétorquer que c’est Dieu qui a créé ce monde et donc que, quelque part, c’est Lui qui est responsable de toutes ces catastrophes. On peut qualifier Dieu de cause première à tout ce qui existe. Les phénomènes qui régissent le monde et son fonctionnement sont des causes secondes. La pluie trop abondante, par exemple, est une cause seconde de l’inondation. Mais si la pluie existe, ce n’est pas uniquement que pour les inondations. C’est surtout pour irriguer la terre et assurer la croissance du monde végétal notamment. Je vous laisse imaginer un monde sans pluie donc sans inondation mais aussi un vaste désert sans vie. Dieu cause première avait, selon moi, le désir de permettre la vie sur terre. Le plan de Dieu apparait aussi dans la Genèse : « maitriser cet environnement » pour en tirer avantage. Et permettre à chacun de vivre en paix. Le faisons-nous comme il faut ? Ou avons-nous traité ce monde comme notre esclave ignorant ainsi le bien-être de nos frères ? Est-ce Dieu qui est cruel ou avons-nous une part de responsabilité dans la maitrise de cette autonomie du monde et des causes secondes ?

Ne pas tout reporter à la cause première.

Dans toutes nos épreuves, nous nous reportons toujours à la cause première en ignorant le rôle des causes secondes.

Prenons un exemple. Dieu nous a créés libres. Chacun fait usage de cette liberté selon son bon désir. Il est évident que notre liberté dans la maitrise du monde joue un rôle important dans les catastrophes qui nous accablent. Cette liberté joue également un rôle dans nos relations immédiates avec nos frères. J’ai le choix de faire le bien ou le mal. Si je décide de faire le mal, est-ce Dieu qui en est responsable ? Mais sans cette liberté que serions-nous ? Que serait notre vie ? Notre liberté est une chance et un cadeau à bien utiliser. Si nous en faisons mauvais usage, ce n’est la cause première (Dieu) qui est responsable mais le mauvais exercice de notre liberté et parfois notre ignorance (parfois nous faisons le mal en pensant faire le bien).

La maladie répond aussi à ce même schéma. Nous avons créé un système économique qui devrait être au service de l’homme, pour son bien-être. Certaines personnes en ont fait un but. L’avidité nous pousse à gagner toujours plus, à avoir plus de pouvoir. Cela se fait souvent au détriment des autres. Si tu vis près d’un fumeur ou si tu es fumeur toi-même, tu auras plus de chance d’attraper un cancer. Dans notre nourriture, nous retrouvons un tas de conservateurs, de produits, … Certains provoquent, à fortes doses, des problèmes de santé sérieux. Mais on les utilise quand même pour, encore une fois, faire plus de bénéfices au détriment de nos frères. Dieu en est-il responsable ? Nous voyons encore que, dans ce cas, l’origine est dans des causes secondes et dans l’utilisation que nous en faisons et non dans la cause première qui est Dieu. On pourrait faire cela avec beaucoup d’exemples. Mais cet article n’en finirait plus.

Dieu sait tout.

C’est une certitude, Dieu sait tout. Il peut lire toute notre histoire et l’histoire de toute l’humanité dans son intelligence. Il connait donc nos épreuves et nos choix. Il nous connait bien mieux que nous nous connaissons nous-mêmes. Dieu a un plan pour chacun de nous et nul ne peut le mettre en échec. Quelles que soient les difficultés ou nos épreuves, le plan de Dieu sur notre vie et sur notre monde s’accomplira. Et son plan ultime, c’est la vie éternelle pour chacun d’entre nous.

En fait, en y réfléchissant un peu, on peut mettre le plan de Dieu sur notre personne en échec. C’est le péché contre l’Esprit. Dans le catéchisme, il est défini comme le refus de la miséricorde et de l’amour de Dieu, le refus d’être sauvé. L’homme, par sa liberté, peut refuser d’être sauvé, et mettre ainsi le plan de Dieu sur sa propre vie en échec. Mais personne ne peut le mettre en échec sur l’autre et surtout pas sur le monde. Le péché contre l’Esprit est une décision personnelle qui n’implique pas l’autre ni le monde en lui-même. Dieu est donc grand vainqueur du monde.

Trop dur pour moi…

On pourrait rétorquer : « Si Dieu sait tout, comment ne voit-il pas que le fardeau que je porte m’accable ? » Nous pouvons répondre par cette parole très réconfortante de St Paul dans la 1ère épitre aux Corinthiens : « L’épreuve qui vous a atteints n’a pas dépassé la mesure humaine. Dieu est fidèle : Il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais, avec l’épreuve, il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » (1 Co 10, 13). Cela veut dire que, à chaque épreuve qu’on traverse, la grâce de Dieu nous est donnée. Et cette dernière est à la mesure de l’épreuve que nous traversons.

Ce qui fait souvent barrage à l’action de cette grâce, c’est que nous sommes paralysés et aveuglés par notre souffrance. C’est le jeu que le Malin utilise souvent pour nous empêcher de sortir de nos épreuves. Il veut nous faire rompre le contact avec Dieu, que nous soyons vraiment seuls pour mieux nous accabler et nous pousser vers l’anéantissement de nous-mêmes.

Le temps de l’épreuve est donc le temps favorable pour nous recentrer sur notre relation à Dieu et profiter de la grâce qu’Il nous offre. Cela demande un grand courage et pourquoi pas, dans certains cas, un accompagnement spirituel.

Il a souffert avant toi.

Regardons Jésus-Christ. Il a été tourné en dérision, insulté, torturé… Il aurait pu éviter de vivre cela. Il était le Fils de Dieu. Mais Il ne l’a pas fait. Il a vécu toutes ses épreuves en y faisant face, en les traversant comme tout homme. Pourquoi ? C’est un grand mystère. En ne refusant pas l’épreuve, le Christ rejoint par cette voie toute l’humanité dans ce qu’il y a de plus désagréable. Il a été solidaire. Dans chacune de nos épreuves, nous sommes donc unis à Lui. Dieu n’a jamais été aussi proche de nous que dans nos épreuves. La plus grande de nos épreuves est de savoir que nous allons mourir un jour. Le Christ vient résoudre ce problème en mourant lui-même entrainant ainsi notre humanité dans la vie éternelle qui ne connaît plus la souffrance et l’épreuve. Là encore il est grand vainqueur.

Nous pouvons également souligner que le Christ ne s’est jamais plaint pour lui-même. Par contre, il a toujours lutté pour l’autre en rentrant en conflit avec les pharisiens, en guérissant les malades,…. Jamais pour lui-même. Il apparait là que Dieu n’est pas ami de la souffrance. Il attend que nous imitions son Fils unique en ouvrant nos mains et nos cœurs pour changer la vie de nos frères en humanité. Face à son jugement, le Christ aurait pu éviter la crucifixion si Pilate, ne s’en était pas lavé les mains, si Judas ne l’avait pas livré…. Encore une fois, Dieu respecte notre liberté et s’y soumet.

Mort et résurrection.

Chacune de nos épreuves nous brise intérieurement. On connait tous cette expression : « …ça me tue… ». En effet, nos épreuves nous tuent. Mais nos morts intérieures ne sont pas la fin de tout. La fin du chrétien, c’est la résurrection. C’est valable dans tous les événements de notre vie et surtout dans l’épreuve. Là où les épreuves nous tuent, nous devons vivre la grâce de la résurrection. Avec ces multiples morts et résurrections, l’homme ancien meurt pour laisser place à l’homme nouveau. On se recentre de plus en plus sur l’essentiel. Dans l’épreuve, la foi et le discernement sont nécessaires pour voir comment, dans cette épreuve, je peux vivre la résurrection. Ce n’est pas évident, cela nécessite l’accompagnement d’une personne éclairée (consacré ou laïc).

Conclusion.

Au terme de cet article, certains douteront encore et attribueront la souffrance et les épreuves à Dieu le mettant ainsi au banc des accusés. Encore une fois, le Christ a été jugé et condamné par les hommes. Mon but n’est pas de les faire changer d’avis. Chacun est libre de penser comme il veut. C’est juste une tentative de comprendre et d’apporter un éclairage sur ce mystère qu’est la souffrance. Beaucoup de nos épreuves sont des conséquences de notre liberté sur des éléments de notre monde que nous utilisons mal. Je ne nie pas l’existence d’un mal qui peut être qualifié de « la faute a pas de chance ». Mais ce qui est certain, c’est que même là, Dieu nous propose la traversée de l’épreuve et de vivre la résurrection.

Les citations bibliques sont issues du Site aelf.org

Saison un, épisode six : en route vers le séminaire. Le combat spirituel.

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Pendant cet épisode, la décision a été prise. Je ferai mon possible pour devenir prêtre et je devrai rentrer au séminaire. Cela implique beaucoup de changements. Ceux-ci ne sont pas évidents. Un changement de vie implique quasiment toujours un combat. Dans cet article, je vous livre mon ressenti et ma modeste expérience.

 

La Passion du Christ… un exemple.

Dans le Notre-Père, nous redisons : « Que ta volonté soit faite ». Nous sommes là face à ce qui a fait le cœur de la vie du Christ. Il est venu parmi nous pour nous faire connaître qui est le Père et comment agir selon sa volonté. Il ne l’a pas fait seulement en paroles, il l’a fait également en actes. Le Christ devait nous rétablir dans la pleine communion avec Dieu le Père. Cependant, cela n’a pas été facile. Il a subi la contradiction, parfois même la haine de ceux à qui il proclamait la Bonne Nouvelle. Mais le sommet des difficultés qu’il a rencontrées, sa plus grande épreuve, c’est bien sa Passion. Jamais, à mon avis, personne n’a été aussi loin que lui pour accomplir la volonté de Dieu. Nous devons prendre exemple sur lui en essayant d’imiter ce qu’Il a fait sur la croix.

Décision.

Nous ne parlons pas ici d’un simple sentiment ou d’un ressenti. Même si ceux-ci sont utiles, il faut une décision forte et irrévocable. Nous sommes alors dans un acte de la raison et de l’intelligence. Le Christ était décidé à aller jusqu’au bout. Il n’a pas craqué devant les pharisiens, il n’a pas reculé quand il faisait l’objet d’un complot pour le tuer. Nous voyons bien ici la radicalité et la fermeté de sa décision.

Prenons un exemple. Le récit dans l’Évangile selon saint Jean où Jésus nous redit qu’il donnera sa chair et son sang comme nourriture et boisson. Beaucoup de personnes qui avaient été séduites par son discours sont parties et se sont détournées de lui. Seuls restaient les douze disciples qu’Il avait choisis. Jésus leur demande alors : « vous aussi, vous allez me quitter ? ». Cela me fait dire que le Christ n’aurait jamais renoncé à un seul mot prononcé à ce moment-là. Il aurait été même prêt à voir les douze partir de leur côté. Ce qui montre encore une fois la radicalité de sa décision.

Il faut aussi également souligner que les douze apôtres eux aussi avait pris cette décision irrévocable. Même si pour eux ça a été difficile, même s’il y a eu des moments de doute, ils ont tenu le coup, ils sont restés auprès de lui.

Persévérance.

Lorsqu’on répond à un appel, le combat est souvent long. Il va donc falloir tenir le coup dans la durée. Encore une fois, le Christ nous montre cela dans sa Passion et plus particulièrement à Gethsémani.

A Gethsémani, il a fait cette prière : « Père, que cette coupe passe loin de moi mais non pas ma volonté mais la tienne ». Le Christ nous montre qu’il ne souhaite pas la souffrance, que ça ne lui fait pas plaisir. Il le dit clairement son Père. Mais plus que tout ça, il lui demande le courage de faire sa volonté. On observe également dans cet Évangile que c’est à ce moment-là que Jésus commence à suer du sang. C’est un phénomène connu lorsque nous ressentons une grande angoisse ou une grande peur. Le Christ, par la grâce de son Père et son union avec Lui, possède la volonté nécessaire pour surmonter cette peur et accomplir sa volonté.

Don de soi.

Dieu nous a aimé au point de nous donner son Fils pour que nous soyons sauvés. À notre tour, il est logique, lorsqu’Il nous adresse un appel, de tout donner ou de nous donner complètement. Dans notre vocation chrétienne, nous ne le sommes pas à mi-temps ou seulement le week-end. Nous sommes chrétiens totalement, jusqu’au plus profond de notre âme. Et l’endroit où Dieu nous appelle nécessite également un don total.

Cela, le Christ nous le montre lorsqu’Il est sur la croix. Il n’avait qu’un mot à dire pour descendre et mettre fin à cette injustice. Face à cette réalité, le Christ va jusqu’au bout, jusqu’à mourir, et mourir d’une mort atroce.

Le Malin ne veut pas que tu sois heureux.

Comme je l’ai déjà dit, Dieu, grâce au projet qu’Il a sur toi, ne veut que ton bonheur. Mais il y en a un qui est prêt à contrecarrer ses projets : le Malin. Il fera tout pour que la volonté de Dieu ne se fasse pas dans ta vie.

Il suffit de regarder les tentations de Jésus au désert. Par trois fois, le diable essaie de le détourner de sa mission. Et à chaque fois, Jésus le met en déroute grâce à la Parole. Il est écrit ensuite qu’il le quitta jusqu’au moment fixé, c’est-à-dire la croix. Nous pouvons constater qu’à bien des reprises le Malin a fait mal au Christ, mais il n’a pas fait « du mal au Christ ». Dans nos vies aussi, le Malin peut nous faire mal. Mais soyons certains que Dieu, en nous donnant sa grâce, fera tout pour que nous puissions accomplir sa volonté.

Les armes du combat.

Lorsqu’on affronte un adversaire il est nécessaire de prendre les bonnes armes pour le combat. La première est la prière. Quelle que soit la prière, elle nous met en contact et en union avec le Christ, avec Dieu, avec Marie,… La prière nous obtient les grâces nécessaires pour accomplir la volonté de Dieu dans nos vies. Elle est également revigorante car, grâce à la prière, l’Esprit Saint vient prier en nous.

Une autre arme utile pour le combat c’est le jeûne. Quand les apôtres sont face à l’échec lorsqu’ils essayent de libérer un homme tourmenté par le Malin, Jésus leur répond que ce genre d’esprit ne se chasse que par la prière et le jeûne. Le jeûne nous aide particulièrement lorsque l’adversaire essaie de semer le doute dans nos cœurs (ou d’une autre façon) et à lutter efficacement contre ses attaques.

Il sera utile également d’avoir une vie sacramentelle active. Recevoir l’Eucharistie aussi souvent que l’on peut. L’Eucharistie nous offre l’union la plus profonde avec Jésus. Lorsque nous communions, Jésus est réellement présent dans son Corps et dans son Sang et est présent en nous. Un peu comme il l’était lors de l’Incarnation pour la Vierge Marie.

Se confesser régulièrement. La confession restaure en nous l’image des fils de Dieu. Dans la confession, nous pouvons offrir toutes nos fautes, tous nos regrets, mais également tout ce qui nous fait souffrir. Dans ce sacrement, le Seigneur nous offre une guérison intérieure. Il est logique avant un combat de le démarrer en bonne santé.

Il y a aussi la lecture de la Parole de Dieu. Lire la Parole de Dieu, c’est ouvrir la porte à l’Esprit Saint. La Parole est inspirée de Dieu par l’Esprit Saint et elle communique l’Esprit Saint à ceux qui la lisent. Et comme le dit si bien la lettre à Timothée, cette Parole vient équiper l’homme de Dieu pour toute œuvre bonne.

Conclusion.

Mener le bon combat n’est donc pas une chose facile mais c’est un bon combat. N’oublions pas que nous ne sommes pas seuls à le mener. Le Christ aujourd’hui a encore beaucoup de disciples qui décident de se battre pour que son règne vienne que ce soit dans l’Eglise ou dans les domaines les plus ordinaires de la vie quotidienne. Mais surtout, n’oublions pas qu’Il est avec nous jusqu’à la fin des temps et qu’Il continue à lutter à nos côtés.

Saison un, épisode quatre : Ma vie professionnelle. La Sainte Vierge Marie.

 Mon témoignage: Podcast et Youtube

Dans ce quatrième épisode, je vous ai raconté comment j’ai retrouvé Jésus-Christ. Dans ces retrouvailles, la Sainte Vierge a joué un grand rôle. Je crois que, sans elle, je ne serais pas là où je suis aujourd’hui. Dans cet article, je vous propose de redécouvrir qui elle est et comment elle nous aide à suivre son fils.

 

Qui est-elle ?

Dans l’Église catholique romaine, Marie a une place importante. Cela est d’ailleurs source de désaccord avec nos frères protestants. Marie est avant tout une femme, humaine, et surtout une mère. Tout comme chaque être humain, elle a parcouru les routes de son pays. Elle a été enfant, adolescente, adulte. Elle a dû apprendre, travailler, et aussi vivre toutes les joies de la vie comme ses difficultés. Si Marie a une place si importante dans notre Eglise c’est justement parce qu’elle a mis ses pas dans ceux du Seigneur sans remettre en question sa volonté. Elle a fait preuve d’une grande humilité. C’est ce qui la rend imitable par chacun d’entre nous. En méditant son exemple, nous pouvons, nous aussi, suivre la volonté de Dieu. Ainsi, elle illustre parfaitement les paroles de Jésus qui nous redit que celui qui fait la volonté de son Père est pour lui une sœur, un frère, une mère.

Marie est aussi la femme du sacrifice. J’irais même jusqu’à dire que c’est une femme eucharistique. Souvenons-nous de son oui lorsque l’ange vient lui annoncer qu’elle deviendra mère du Christ. À ce moment-là, elle sacrifie ses projets, ses ambitions pour que ceux de Dieu puissent les remplacer. Lorsque Siméon lui annonce qu’un glaive transpercera son âme, elle comprend que son sacrifice va devoir passer à un autre niveau : celui du bonheur terrestre, pour accueillir un autre bonheur beaucoup plus grand : celui du ciel. 

Lors de la crucifixion, elle recueille dans ses bras le corps de son Fils qui a donné sa vie pour nous. Elle reçoit ainsi le prémice du sacrifice de l’Eucharistie.

À la vue de tout cela, il n’est pas étonnant de penser que l’Eglise l’ait ainsi déclarée Mère de l’Eglise et donc Mère des hommes qui la composent.

Elle est aussi Mère de Dieu. Certaines personnes pensent ainsi que l’Eglise en a fait une déesse précédant Dieu. En réalité, elle est ainsi appelée parce qu’elle est Mère de Jésus-Christ vrai homme et vrai Dieu. C’est en effet un paradoxe compliqué à accueillir pour notre intelligence. Car, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le fils précède la mère, car le Christ vivait avec Dieu depuis toute éternité.

Marie est aussi la femme courage soutenue par la grâce de Dieu. Quand on voit tout ce à quoi elle a dû faire face, on comprend mieux qu’elle ait bénéficié de la grâce de l’Immaculée Conception. Cette grâce soutient le courage, la volonté et la liberté de la Vierge Marie durant toute sa vie et dans toutes ses décisions. Elle lui est conférée par avance de la victoire de son Fils. Ce qui est logique, car dans l’éternité, le Père, source de toute grâce, sait que son Fils est déjà vainqueur.

Elle nous montre comment marcher à la suite de son Fils.

Si nous regardons l’Évangile dans sa globalité, nous pouvons observer qu’elle est très discrète, qu’elle parle peu. Lors des noces de Cana, elle nous redit : « tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Elle ne dit pas à son Fils ce qu’il doit faire. Elle se contente d’observer l’Humanité présente autour d’elle et présente sa situation à son Fils. Elle est ainsi celle qui se met au service de Dieu, et non l’inverse, faisant preuve de confiance sachant que son Fils sait mieux ce qui est bon pour chacun d’entre nous. Et elle nous montre ainsi la véritable attitude du croyant. Elle met ainsi en application les paroles qui ont été dites aux apôtres présents lors de la Transfiguration : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ». Elle reste ainsi fidèle à son fiat : « je suis l’humble servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ».

De ce fait, Marie nous montre également comment vivre la grâce baptismale. Le fiat de Marie est celui de l’engagement envers Dieu de le suivre et de faire sa volonté. C’est la démarche fondamentale que nous faisons lorsque nous recevons le baptême. Celui de la volonté propre qui fait sienne la volonté de Dieu par un oui qui est renouvelé chaque jour.

Conclusion.

Celui qui écrit ces lignes le fait pour souligner le bienfait d’accueillir la Vierge Marie dans sa vie. Je ne saurais exprimer le nombre de grâces que j’ai reçues en la priant. Elle a été une grande aide pour moi dans chaque étape de ma vie. Je ne peux qu’encourager ceux qui ont entendu le témoignage, ceux qui lisent ces lignes, d’accueillir à leur tour Marie dans leur vie et de lui faire une place par la prière. Elle ne prendra jamais la place de son Fils, mais elle vous aidera à mieux l’accueillir.